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La voix de l’individuation 4 : la peur de perdre – sortir de son ermitage limitant

« Relie-toi à toi et vois à quel point tu es un être merveilleux ! »

Comment conjuguer la peur de perdre avec le besoin fondamental de s’unir ? 

Suite aux trois autres articles consacrés à la jalousie que vous trouvez sur ce blog, nous allons aujourd’hui descendre encore plus bas dans les racines de ce mal-être.

Pourquoi aller encore plus profondément dans la compréhension de cette blessure dont nous avons décrit les retombées néfastes sur plusieurs vies, plusieurs générations, plusieurs années ?

La réponse à cette question est : afin d’améliorer la qualité et l’intensité de ses liens, de se sentir libre, de quitter le corps de souffrance et de mettre fin à l’ermitage auquel cette dualité irrésolue nous condamne. En résumé, afin de libérer de l’énergie vitale et de la transmettre !

Vivre en reliance avec soi peut signifier que l’on identifie deux forces en nous qui sont en opposition tel par exemple la peur de perdre et le besoin inné de créer des liens, de s’unir ! La peur de perdre peut s’étendre aux êtres humains, aux objets, aux possessions, aux valeurs, etc. Le besoin d’Union avec soi, avec les autres, avec la nature, avec l’Univers est inné.

L’hormone du lien dans le sang est l’ocytocine. Cette substance est libérée dans le corps par le toucher, la sexualité, la tétée, les massages, les câlins, lorsqu’on se masse soi-même. (L’ocytocine est un octopeptide synthétisé dans l’hypothalamus qui permet de stimuler l’émission de lait ainsi que les contractions utérines. Cette hormone se comporte dans le cerveau comme un neuropeptide. Elle pourrait inhiber, via le système gabaergique, l’activité de l’amygdale limbique qui est impliquée dans la détection de la peur. Parallèlement, elle favorise le comportement protecteur de la mère envers ses petits, via le système dopaminergique. Chez l’homme, on a mis en évidence un effet de l’ocytocine sur la confiance, l’empathie, la générosité, la sexualité, le lien conjugal et social et la réactivité aux stress. Des études cliniques commencent à tester l’effet bénéfique possible de l’ocytocine dans des cas d’autisme, de phobie sociale et de dépression.)

La peur de perdre distorsionne le besoin inné de lien en jalousie, en toxicité, en mal-être, en stress, en tristesse.  Ce biais remonte à l’enfant qui ne s’est pas senti aimé ou mal aimé et qui a engrammé un manque affectif. Les blessures de rejet et d’abandon de l’enfance ou originelles laissent des trous, des vides abyssaux chez l’adulte qui va se sentir en manque et dans le vide de manière récurrente.

La jalousie, la dépendance affective, la possessivité, l’abandon de son propre pouvoir à l’autre, la toxicité au quotidien vont prendre place dans la vie de l’adulte blessé ce qui va enclencher l’attachement à l’illusion que quelqu’un d’autre peut remplir ce vide, ces manques. Il ouvre alors la porte à la toxicité qui va se répandre sur tous ses plans de conscience.

La dualité entre la peur de perdre et le besoin de s’unir devient confrontant. La personne est souvent angoissée par des peurs viscérales (ancestrales) qui déclenchent la maladie, la violence, la dépression, la folie. Cette personne n’est plus capable de prendre conscience qu’ainsi va la vie, que là où il y a le corps, il y a la mort, que c’est le mouvement de vie. La sensation de perdre l’amour, une personne, de l’argent se vit comme si une part de l’âme est arrachée.

Dans cette état d’esprit, le réflexe est de vouloir POSSEDER. C’est dans la nature humaine de vouloir posséder, mais c’est une illusion ! J’en viens ici à certaines méthodes employées par ces êtres jaloux ou en manque d’amour pour se donner l’illusion qu’ils possèdent l’autre. Les méthodes les plus courantes et les plus banales passent par la communication : « Je suis jaloux ou jalouse parce que je t’aime », « Tu es à moi, je ne te laisserai jamais partir ». Les manipulations conscientes ou inconscientes pour retenir l’autre, les prises de pouvoir, les blocages d’ordre financiers ou familiaux deviennent routine. Mais il y a bien pire, les envoûtements, qui sont à mon avis de l’ordre du criminel car ils visent à poser une emprise sur l’autre qui n’est alors plus en possession de son libre arbitre, il est coupé de son SOI. Ces méthodes privent la personne de son libre arbitre et la forcent en quelques sortes à vivre des expériences qu’il ou elle ne souhaite pas. Je parle ici des envoûtements amoureux, des envoûtements qui coupent la libido chez le partenaire pour qu’il ou elle n’aille pas voir ailleurs ou des envoûtements qui exacerbent la libido de l’autre pour le forcer à avoir des rapports sexuels. Et ca n’est pas rare !

On ne peut pas posséder le bonheur !

Le fait d’avoir tout mis en place pour posséder sécurise la personne blessée de ses peurs. Mais au bout du compte, cela ne l’empêchera pas de perdre !

La vie enseigne le détachement et le lâcher-prise !

Comment laisser ces deux énergies se côtoyer dans l’amour et accueillir les forces en opposition pour vivre libre ?

La réponse à cette question est que d’abord il faut le souhaiter et puis qu’il faut transformer la peur de perdre.

Comment ? En se rencontrant soi-même ! Rentrons à la maison, habitons notre corps pour regarder les manques qui y sévissent depuis longtemps, trop longtemps ! Personne d’autre ne peut agir dans ce sens pour nous, ni la société, ni le ou la bien aimé(e), personne ! Il n’y a que nous pour répondre à nos besoins !

Alors une fois cela compris, il est nécessaire de s’habiter en conscience pour connaître ses besoins et pour combler les vides par des actions concrètes. Se donner de l’amour va venir remplir les vides et permettre de s’unir à soi-même. 

Je crée un lien avec moi-même 

Je crée un lien avec moi-même dans l’amour pour éviter de sortir de moi, de me décorporer, de me séparer de moi-même. Je m’assois entièrement en moi (connexion au chakra sacré, au hara), je deviens moi, j’arrête d’être ce que les autres veulent que je sois. Je cesse de me juger, j’affirme mes besoins, je deviens responsable de ma joie et de ma vitalité, je nourris ce qui me fait du bien. Ce ne sont plus mes parents qui répondent à mes besoins comme lorsque j’étais enfant, c’est moi l’adulte qui me nourris sur tous les plans de mon être (individuation).

Je renvoie ici à un ouvrage de Guy Corneau « Mieux s’aimer pour aimer mieux ».

Plus je réponds à mes besoins, plus je me ressens, plus j’ai des contours, plus je vois ma valeur, je me remplis de moi, l’autre est un plus dans ma vie, la cerise sur le gâteau ! Parce que je suis dans la plénitude, je n’ai plus peur de perdre l’autre. L’autre devient un choix conscient !

« J’ai peur de te perdre mon chéri ! » « Mon amour, tu ne peux pas me perdre parce que tu ne me possèdes pas  » !

La personne qui cherche à posséder couvre sa souffrance en posant des actions de possession. Elle se donne l’illusion de ne pas souffrir en enfermant l’autre.

Que faire avec une personne dans la jalousie obsessionnelle ou dans le manque ?

La plupart des personnes qui souffrent de ces émotions destructrices et limitantes n’en sont pas conscientes, il est alors impossible d’y remédier car il n’y a pas de prise de conscience. Pour en sortir, il sera nécessaire de comprendre ce mal.

Pour les personnes qui partagent leur vie, il est primordial qu’elles ne se laissent pas diminuer et dévaloriser. Les personnes de l’entourage vont à la longue commencer à se taire, à se diminuer, à ne plus être elles-mêmes pour ne pas réveiller la jalousie ou l’emprise ! C’est entrer dans le jeu de l’auto-destruction et de l’auto-limitation !

Sors de ton ermitage, rencontre ta blessure à l’autre, utilise tes ressources, deviens résilient ! Expanse tout ton être !

Auteur Muriel Gaillard Energéticienne inspiré de Marie-Lise Labonté

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