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La lune a rendez-vous avec le soleil : comment et pourquoi les hommes cachent-ils leurs émotions – Partie I

« En hommage à mon cher jumeau séparés ou réunis ici-bas ou dans l’éternité, dans le silence ou dans la communication, quelle qu’elle soit, et à tous les couples du nouveau monde » 

Je vous propose ici le premier article d’une série sur le thème des hommes et des émotions. Je me base ici sur le superbe livre de Yvan Phaneuf, thérapeute en relation d’aide, « Devenir un homme vrai…plutôt qu’un « vrai » homme ». Gratitude pour ce travail qui nous éclaire et dont le nouveau monde a besoin.

L’objectif de cet ouvrage est d’amener le lecteur ou la lectrice (homme ou femme car la part masculine chez la femme d’aujourd’hui est largement touchée par les schémas de sa lignée d’hommes) à retirer son masque, à démanteler ce mur affectif, afin de parvenir à une plus grande liberté et de répondre d’avantage à ses besoins affectifs qui sont les sources de son bonheur.

Cette fois-ci, c’est donc la lune (le principe féminin yin) qui a rendez-vous avec le soleil (le principe masculin yang) pour un échange de valeurs et de compréhension, également appelé compensation, autrement dit pour un rééquilibrage entre le yin et le yang sur le plan de conscience des émotions.

Place à Ajeet Kaur pour introduire au mieux cet article avec sa chanson « Kiss the Earth« , à écouter jusqu’à la fin !

 

A la question « Comment les hommes cachent-ils leurs émotions ? », la réponse immédiate est simple : en portant des masques ! Alors je vous propose de les démasquer pour mettre fin à un « faux-self » douloureux et limitant.

Ce premier article est consacré aux masques les plus connus de dureté et d’indépendance au nom de la virilité

« L’enfant apprend très jeune à présenter une image de lui-même qui ne lui ressemble pas, mais qui a pour avantage de lui attirer l’approbation et l’amour de ses éducateurs. Il enregistre ainsi inconsciemment que ce qu’il est vraiment n’est pas correct et que, pour être aimé, il doit être ce que ses parents et ses professeurs veulent qu’il soit. C’est alors qu’une partie importante de lui-même est niée et remplacée par un personnage qu’il croit idéal. et pour maintenir l’image, il ira jusqu’au conformisme le plus annihilant et jusqu’au mensonge le plus innocent et le plus inconscient. Sauver l’image, devient presque pour lui,  une question de survie en ce sens qu’elle est inconsciemment liée à l’amour. Perdre l’image, c’est perdre l’amour. » Colette Portelance

Cette citation de Colette Portelance met en évidence la construction et le but du faux-self ou du masque qui se fonde chez l’enfant : le besoin de plaire plutôt que de s’écouter par peur des conséquences soit de perdre, soit de ne pas être aimé, soit d’être puni, soit de ne pas être valorisé. Il construit un mécanisme de défense qui va à l’encontre des besoins de son coeur. Ce mécanisme de défense va perdurer à l’âge adulte, le limitant dans sa réalisation et pouvant le conduire dans certains cas jusqu’au suicide.

A l’âge adulte, chez l’homme, ce comportement devient un réflexe défensif qui est le résultat d’un conditionnement pour cacher sa sensibilité, ses besoins et sa vulnérabilité, ce qui conduit à la survalorisation des attitudes d’agressivité, d’affirmation, de confrontation, d’analyse et de compétition.

LA CONGRUENCE DES EMOTIONS

L’homme qui résiste à la congruence des émotions (aligner son intériorité véritable avec l’extérieur) cherche à cacher ses émotions, par peur d’être ridiculisé ou humilié en utilisant un masque par peur d’être découvert par les autres ou de découvrir soi-même qui il est.

« Souvent à défaut d’identité, le masque dominera l’homme qui n’accepte pas sa sensibilité. Moins l’identité est forte, plus les masques le seront…Cette identité a besoin d’être exprimée d’une manière ou d’une autre pour que l’homme existe et vive en fonction de ses besoins réels et non en fonction de ses peurs. La congruence des émotions est le moyen privilégié pour ressentir ou renforcer l’identité nécessaire à l’équilibre psychologique. » Yvan Phaneuf

En général, plus une personne pense et agit en fonction des autres par manque d’identité, moins elle est capable de congruence et moins elle a une identité solide.

Pour l’homme centré sur le paraître plus que sur l’être, le personnage, le masque deviennent une prison dans laquelle sa vraie personne étouffe et meurt à petit feu.

Sa confusion entre ses émotions et l’image qu’il veut présenter porte l’homme à agir et à faire des choix basés sur des peurs et sur l’extérieur. C’est ainsi qu’il stoppe le développement clair de sa propre identité. Le sentiment profond d’identité passe par l’expression de l’authenticité, des émotions et des sentiments réels, même si cela peut faire vivre à celui qui les exprime des moments désagréables de peur, d’abaissement et de perte de son identité masculine conditionnée.

Le sentiment d’identité trouve sa force dans l’expression plutôt que dans le conformisme aux valeurs extérieures. Sinon l’homme se maintiendra dans le silence de ce qu’il est vraiment.

Pour un homme, le masque de dureté le renvoie à sa virilité. Si il porte ce masque c’est par peur d’être ridiculisé et rejeté en pensant répondre à un besoin d’être aimé, valorisé, reconnu, respecté et accepté. Ce sont les valeurs transgénérationnelles inculquées aux petits gars qui doivent devenir de vrais hommes de génération en génération. Ce sont les valeurs du patriarcat (compétition, performance, insensibilité, rationalisation, silence, agressivité, réussite matérielle, indépendance) qui ont longtemps influencées les hommes et les femmes. Paradoxalement, l’effet escompté en portant ce masque de conditionnement de la masculinité ne se produit pas, parce que le masque construit un mur affectif entre l’homme et les autres, ce qui l’empêche de vivre ses besoins du coeur.

Son objectif en arborant un masque n’est pas nécessairement de fuir ses émotions, mais le sentiment désagréable d’abaissement et d’humiliation qu’il éprouve lorsqu’il se montre émotif ou vulnérable.

Le prochain article sera consacré aux masques d’anti-virilité très en contact avec la culpabilité qui peut devenir une grande destructrice.

Résumé de l’ouvrage de Yvan Phaneuf par Muriel Gaillard, Energéticienne, www.espace-elemental.com

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